La cause principale reste d’ordre génétique et hormonal. Certains follicules pileux sont programmés pour être sensibles à la DHT, une hormone dérivée de la testostérone , qui, au fil du temps, raccourcit leur cycle de vie. Le cheveu entre alors dans un processus de miniaturisation : il devient plus fin, pousse moins longtemps, jusqu’à cesser définitivement de repousser.
Pour autant, la génétique n’agit pas seule. Chez les jeunes adultes, plusieurs facteurs liés au mode de vie viennent souvent accélérer le processus. Le stress chronique , qu’il soit lié aux études, à l’entrée dans la vie active ou à une pression sociale constante , perturbe le cycle capillaire et peut provoquer des chutes diffuses, venant aggraver une alopécie déjà présente. À cela s’ajoutent des facteurs environnementaux, comme la pollution, qui fragilise les follicules, ou encore des déséquilibres internes : sommeil insuffisant, carences en fer, en zinc ou en vitamines du groupe B, essentiels à la santé capillaire. Dans certains cas, un traitement médicamenteux ou un choc émotionnel agit comme élément déclencheur.
L’alopécie précoce ne relève donc pas uniquement de l’hérédité. Elle résulte d’une interaction entre une prédisposition génétique et un environnement qui, souvent sans bruit, en accélère l’expression.