L’organisme stocke des graisses dans l’idée de survivre si le corps venait à manquer de nourriture. Ainsi, chaque calorie inutile est conservée, pour être immédiatement mobilisée sous forme de glucides. Les calories difficilement libérables se transforment en lipides, des réserves stratégiques dans lesquelles il est difficile de puiser. Afin d’atteindre cette graisse, il est nécessaire de mettre en place un déficit énergétique, soit par une pratique sportive soutenue, soit par un régime hypocalorique inférieur à ses besoins.
En fait, lorsque nous ingérons des aliments, l’organisme transforme les protéines en acides aminés, les lipides en acides gras et les glucides en glucose. Les excès de lipides qui ne se sont pas transformés en acides gras (par ailleurs très utiles pour le fonctionnement des muscles et du cerveau) sont eux stockés sous forme d’amas graisseux. Mais la graisse trouve aussi son origine dans les glucoses générés par les glucides qui ne se sont pas transformés non plus en acides gras. Pour mener à bien ces transformations, l’organisme a besoin d’insuline. Mais une trop grande production d’insuline amène une transformation excessive de l’acide gras en graisse, se manifesant sur les hanches, le ventre et le menton… C’est pourquoi il est judicieux d’opter pour des aliments qui ne stimulent pas la production d’insuline à outrance, comme ceux qui ont un indice glycémique élevé (féculents, sucres…).
Après 15 ans, le nombre d’adipocytes n’augmente plus, c’est la masse graisseuse qui se développe, le volume de chaque adipocyte pouvant être multiplié par cinquante. Bonne nouvelle : Très fragiles, les cellules graisseuses s’auto-détruisent dès qu’elles sont abîmées (par le biais d’un traitement de médecine esthétique, par exemple). Il s’agit du phénomène d’apoptose.